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Toyota et Pony.ai lancent la production du bZ4X Robotaxi

759 mots4 min de lecturePar Thomas Martin
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Photo : Image: Pony.ai

Toyota et le spécialiste chinois des robotaxis Pony.ai lancent la production de masse du bZ4X robotaxi dans l'usine GAC Toyota de Guangzhou. Plus de 1 000 unités équipées de la technologie de conduite autonome de niveau 4 rejoindront cette année les flottes commerciales dans quatre métropoles chinoises : Guangzhou, Pékin, Shanghai et Shenzhen.

"Plus de 1 000 robotaxis de GAC Toyota seront progressivement introduits dans le service commercial cette année, permettant à Pony.ai d'atteindre une flotte de plus de 3 000 véhicules" — Communiqué Pony.ai

Une collaboration qui prend forme quatre ans après l'investissement

L'alliance entre Toyota et Pony.ai n'est pas nouvelle. En 2020, le constructeur japonais avait misé gros en investissant 400 millions de dollars dans la startup chinoise spécialisée dans les véhicules autonomes. Cette stratégie payante se concrétise aujourd'hui avec la mise en production d'un robotaxi basé sur le bZ4X, le premier SUV électrique de Toyota.

La production ne se déroule pas au Japon dans l'usine Motomachi où sort le bZ4X mondial, mais en Chine via la coentreprise GAC Toyota basée à Guangzhou. Cette localisation permet de répondre directement aux besoins du marché chinois, premier au monde pour les véhicules autonomes.

toyota bz4x 2026
Photo : Image: Pony.ai
Photo : Image: Pony.ai

Le bZ4X robotaxi : 34 capteurs pour l'autonomie complète

Les véhicules conservent les spécifications techniques du bZ4X standard : 163 kW (222 ch) en version de base, batterie de 57,7 kWh ou 73,1 kWh selon les variantes, et jusqu'à 569 km d'autonomie WLTP. Mais la différence se situe dans l'équipement technologique : 34 capteurs dont 14 caméras pour la version robotaxi.

La septième génération du système de conduite autonome de Pony.ai équipe ces véhicules. Cette technologie de niveau 4 permet une conduite entièrement automatisée dans des conditions définies, sans intervention du conducteur. Les composants répondent aux standards automobiles et les coûts de production ont été optimisés par rapport aux générations précédentes.

Quelle stratégie de déploiement en Chine ?

Le déploiement s'effectuera progressivement dans les quatre principales métropoles chinoises via la plateforme PonyPilot+. Ces villes représentent un marché test optimal avec leurs infrastructures développées et leur dense circulation urbaine. L'objectif : porter la flotte totale de Pony.ai à plus de 3 000 véhicules d'ici fin 2026.

Cette production marque une étape significative pour Toyota dans sa stratégie électrique chinoise. Le constructeur rattrape son retard sur ce marché où les marques locales dominent largement le segment des véhicules électriques et autonomes.

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Une évolution technique du bZ4X qui porte ses fruits

Le bZ4X utilisé pour cette application robotaxi bénéficie des dernières améliorations techniques introduites lors de la mise à jour de l'été 2025. Les e-essieux ont été révisés et l'électronique de puissance intègre désormais des semi-conducteurs en carbure de silicium (SiC) pour une meilleure efficacité énergétique.

Ces optimisations techniques arrivent à point nommé alors que le bZ4X européen peine encore à convaincre face à la concurrence des SUV électriques. En Chine, cette version robotaxi pourrait redorer l'image du modèle tout en ouvrant de nouveaux débouchés commerciaux.

La montée en puissance des robotaxis chinois

Cette collaboration s'inscrit dans la course mondiale aux véhicules autonomes où la Chine prend une avance considérable. Pony.ai fait partie des leaders avec Baidu Apollo et AutoX dans ce secteur en pleine expansion. Les autorités chinoises encouragent ces développements avec des réglementations favorables aux tests et au déploiement commercial.

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Photo : Motor
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Pour Toyota, cette alliance représente un moyen d'accéder rapidement à cette expertise technologique sans développer en interne toute la chaîne de l'autonome. La marque peut ainsi se concentrer sur la fiabilité de ses véhicules électriques tout en bénéficiant des avancées logicielles de son partenaire.

Un modèle économique encore à prouver

Si la technologie semble mature, la rentabilité des flottes de robotaxis reste à démontrer. Les coûts de développement et de maintenance des systèmes autonomes représentent des investissements colossaux. Cette production de plus de 1 000 unités constitue un test grandeur nature pour valider le modèle économique.

L'expérience chinoise servira probablement de référence pour d'éventuels déploiements dans d'autres marchés. Toyota et Pony.ai observent attentivement les retours d'usage avant d'envisager une extension géographique de leur coopération.

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Photo : Motor
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Cette mise en production marque une nouvelle étape dans la transformation de Toyota vers la mobilité électrique et autonome. Reste à voir si cette stratégie chinoise permettra au constructeur de rattraper son retard technologique face aux pionniers américains et européens du secteur.


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Rédigé par

Thomas Martin

Spécialiste SUV, suv, crossover, essai, utilitaire, familiale, pickup, comparatif, citadine, berline, cabriolet

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