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Prix de la carte grise : nouvelle hausse dans plusieurs régions dès le 1er mars 2026

621 mots4 min de lecturePar Jules Dubois
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Les hausses de carte grise s'enchaînent dès le 1er mars 2026 dans plusieurs régions françaises. La Provence-Alpes-Côte d'Azur et La Réunion rejoignent le club fermé des régions au tarif maximum de 60 € par cheval fiscal, tandis que la Corse s'offre la plus forte progression avec une hausse de 23 %.

"La Corse passe de 43 € à 53 €, signant la plus forte hausse, de plus de 23 %" — Automobile Magazine

Les régions qui atteignent le plafond légal

À partir du 1er mars 2026, le paysage tarifaire de la carte grise se resserre encore en France. Plusieurs régions font le grand saut vers le tarif maximum légal de 60 € par cheval fiscal. Provence-Alpes-Côte d'Azur et La Réunion rejoignent ainsi la liste déjà fournie des régions au tarif plafond, qui comptait déjà la Bretagne, la Normandie, le Grand-Est, Centre-Val de Loire et la Bourgogne-Franche-Comté.

Cette nouvelle donne réduit mécaniquement les écarts entre territoires. Les automobilistes de PACA et de La Réunion vont donc voir leur facture grimper sensiblement lors du prochain changement de véhicule.

La Corse s'offre la plus forte augmentation

Dans le même temps, la Corse opère un bond spectaculaire en passant de 43 € à 53 € le cheval fiscal. Cette progression de plus de 23 % constitue la hausse la plus marquée de cette vague d'augmentations. L'île de Beauté rattrape ainsi une partie de son retard sur les tarifs pratiqués ailleurs en métropole.

La Nouvelle-Aquitaine emboîte le pas avec sa propre revalorisation, confirmant la tendance haussière généralisée qui touche l'Hexagone. Ces ajustements tarifaires reflètent les besoins de financement croissants des collectivités régionales.

Quel est le montant exact de la hausse ?

Pour un véhicule de 8 chevaux fiscaux immatriculé en PACA, la facture passe désormais à 480 € au lieu des anciens tarifs inférieurs. En Corse, ce même véhicule coûte maintenant 424 € contre 344 € précédemment, soit 80 € de plus. Ces sommes s'ajoutent aux autres composantes du certificat d'immatriculation comme la taxe de formation professionnelle ou la redevance d'acheminement.

L'impact se fait sentir particulièrement sur les véhicules puissants. Un SUV de 12 chevaux fiscaux représente désormais une dépense de 720 € en région PACA pour la seule taxe régionale.

Un enjeu budgétaire dans un contexte de transition

Cette montée des tarifs s'explique par des considérations budgétaires pressantes pour les régions. La carte grise constitue l'un des derniers leviers fiscaux entièrement maîtrisés par les collectivités territoriales, dans un contexte où leurs compétences et leurs charges ne cessent de s'étendre.

Le développement de l'électrique vient paradoxalement fragiliser cette ressource. Les véhicules électriques bénéficient d'une exonération totale de taxe régionale dans la plupart des territoires, ce qui érode progressivement l'assiette fiscale. Cette érosion pousse mécaniquement les régions à augmenter les tarifs sur les véhicules thermiques encore en circulation.

Quelles régions restent encore épargnées ?

Certains territoires maintiennent des tarifs plus cléments. L'Ile-de-France applique toujours un tarif de 46,15 € par cheval fiscal, tandis que les Hauts-de-France restent à 43,50 €. Ces différences créent des distorsions territoriales qui peuvent influencer les choix d'immatriculation, notamment pour les entreprises possédant plusieurs établissements.

Les départements d'outre-mer comme la Martinique et la Guadeloupe conservent également des tarifs préférentiels, tenant compte de leur contexte économique spécifique. Mais cette modération pourrait ne pas durer face aux besoins croissants de financement des collectivités.

La généralisation des hausses traduit une réalité économique incontournable : les régions ont besoin d'argent frais pour financer leurs missions. Dans ce contexte, la carte grise devient un impôt de plus en plus lourd pour les automobilistes, particulièrement ceux roulant avec des véhicules puissants. L'électrification du parc automobile, si elle soulage l'environnement, complique sérieusement l'équation budgétaire des collectivités qui doivent repenser leurs sources de financement.


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Rédigé par

Jules Dubois

Spécialiste électrique, hybride, batterie, recharge, autonomie, technologies, electrique, nouveaute

Journaliste automobile passionné par la mobilité électrique et les nouvelles technologies. Après 10 ans dans la presse spécialisée, Jules décrypte ...

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