Berlingo, Rifter et Combo : le diesel de retour en 2026

Stellantis a décidé de réintroduire le diesel sur le trio Citroën Berlingo, Opel Combo et Peugeot Rifter à partir de février 2026, après avoir supprimé ces motorisations au nom de la transition électrique. Le bloc BlueHDi 100 ch est revenu en premier, suivi d'un 130 ch proposé en boîte manuelle ou automatique selon la version. La raison officieuse : les résultats catastrophiques du groupe en 2025 et une désaffection claire des acheteurs pour les versions électriques de ces ludospaces.
"Privés de diesel pendant longtemps, ce qui a évidemment eu un impact catastrophique sur leurs ventes, les mauvais résultats du groupe ont convaincu les têtes pensantes de réintégrer ce bloc sur de multiples modèles." — Turbo.fr, 16 février 2026

Le diesel supprimé, les ventes se sont effondrées
L'histoire est simple à raconter. Stellantis a retiré le diesel de ses ludospaces pour pousser les acheteurs vers l'électrique. Les acheteurs, eux, se sont tournés vers autre chose — principalement des SUV ou des concurrents. Le groupe a encaissé des résultats désastreux en 2025 et le management a changé son fusil d'épaule. Depuis l'arrivée d'Antonio Filosa à la tête du groupe, plusieurs décisions similaires ont été prises : retour du V6 essence sur les Alfa Romeo Giulia et Stelvio, résurrection du V8 Hemi sous certaines Dodge, et maintenant du BlueHDi sur les ludospaces.
La décision n'est pas anodine. Le Berlingo, le Combo et le Rifter sont des véhicules d'usage avant tout — familles nombreuses, artisans, professionnels. Pas des voitures d'image. Ce public voulait du diesel pour ses coûts d'usage, sa souplesse et son autonomie. Il ne l'a plus eu. Il est parti.
Trois moteurs thermiques au catalogue, dont une surprise essence
Le retour du diesel sur le Berlingo s'est fait en deux temps. D'abord le BlueHDi 100 ch avec boîte manuelle, disponible sur les versions courtes et longues. Puis, annoncé le 27 février 2026, un BlueHDi 130 ch avec le choix entre boîte mécanique (uniquement sur la version XL de 4,75 m) et boîte automatique (imposée sur la version courte de 4,40 m).
La vraie surprise, c'est le retour d'un moteur essence. Un trois-cylindres 1.2 L turbo de 110 ch (dérivé de l'ancien PureTech mais avec des modifications) fait son apparition avec boîte mécanique six rapports. Ce moteur devient le point d'entrée de gamme, mais selon Turbo.fr, il ne devrait pas rencontrer l'essentiel de la clientèle — le diesel reste le choix naturel pour ce type de véhicule.
La version électrique de 136 ch avec sa batterie de 50 kWh reste au catalogue. Ça fait cinq options de motorisation au total sur le Berlingo, ce qui n'était plus arrivé depuis longtemps.
📋 Fiche technique

Le malus, le vrai sujet dont personne ne parle assez
Sur le papier, ramener le diesel c'est bien. Dans la pratique, les émissions de ces ludospaces à carrosserie cubique ne font pas de cadeau au portefeuille. Selon Turbo.fr, les émissions CO2 de ces modèles s'échelonnent entre 138 et 152 g/km, ce qui génère un malus entre 1 901 et 4 818 € selon la version exacte.
Ajoutez à ça la taxe sur le poids sur les versions XL — qui ne dépasse pas 1 000 € sur ces déclinaisons, les versions courtes en étant exemptées — et l'addition commence à piquer.
Reste-t-il quand même plus intéressant que l'électrique ?
Oui, nettement. Même avec les deux malus cumulés, les versions diesel restent plus accessibles que leurs équivalents électriques, dont le surcoût global dépasse les 10 000 € par rapport au thermique, selon Turbo.fr. Le bonus écologique réduit l'écart mais ne le comble pas. Sur un véhicule familial acheté pour son rapport pratique/prix, le diesel garde une logique économique solide.

775 litres de coffre face aux SUV : le vrai argument commercial
Le marché des SUV familiaux a cannibalisé les ventes de ludospaces depuis une décennie. Mais la clientèle qui reste fidèle à ce format l'est pour une raison précise : l'utilité brute. Le Berlingo version M affiche 775 litres de coffre en configuration cinq places. C'est une donnée que les SUV compacts ne peuvent pas approcher, même les versions sept places qui sacrifient généralement leur volume de chargement sur l'autel des places arrière.
Côté prix, d'après Passionandcar, un Berlingo BlueHDi 100 ch en finition d'entrée de gamme est affiché à 26 750 € au catalogue. Les SUV familiaux généralistes franchissent facilement les 30 000 € dès qu'on cherche une dotation correcte. Chez certains mandataires, le Berlingo diesel passe sous les 25 000 € avec les promotions habituelles. Le Renault Kangoo et le Peugeot Rifter jouent dans la même cour.
Le signal Stellantis : l'électrique n'a pas convaincu tout le monde
Ce retour du diesel sur les ludospaces s'inscrit dans un mouvement plus large au sein de Stellantis. Le nouveau moteur diesel 2.2 litres (en remplacement du BlueHDi 2.0 L) a été introduit sur le Citroën Jumpy, puis sur les SpaceTourer et Holidays, avec deux niveaux de puissance : 150 ch (370 Nm dès 1 500 tr/min, 6,5 L/100 km en boîte manuelle) et 180 ch (400 Nm, uniquement en boîte automatique, 6,8 L/100 km). Les DS N°4, Opel Astra et Peugeot 308 restylées sont également concernées par ce retour du diesel.
Le message du groupe est lisible : une partie de sa clientèle, notamment les flottes d'entreprises et les gros rouleurs, n'a pas basculé vers l'électrique. Les forcer à acheter des véhicules dont ils ne veulent pas a simplement fait partir ces clients chez des concurrents. Ramener des motorisations thermiques compétitives n'est pas un aveu d'échec de l'électrique — c'est reconnaître qu'une gamme doit servir tous les usages, pas seulement un idéal de transition.
À partir de quel prix trouve-t-on le Berlingo diesel en 2026 ?
Le Berlingo BlueHDi 100 ch démarre à 26 750 € en version M (4,40 m) avec boîte manuelle, d'après Passionandcar. Des promotions régulières permettent de descendre sous les 25 000 € chez certains mandataires ou lors d'opérations portes ouvertes. La version BlueHDi 130 ch, avec son couple supérieur et le choix de la boîte automatique, positionne naturellement plus haut mais les tarifs précis n'ont pas encore été tous communiqués officiellement.

Les ludospaces de Stellantis ont payé le prix fort d'une stratégie électrique trop agressive sur un segment où l'achat se fait à la calculatrice. Le retour du diesel, avec le malus qui va avec, est une réponse pragmatique. Pas glorieuse, mais cohérente avec ce que les acheteurs demandaient depuis des mois.
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Questions fréquentes
Le Citroën Berlingo diesel est-il disponible maintenant ?
Quel est le montant du malus sur le Berlingo diesel ?
Quelle est la différence entre le BlueHDi 100 et le BlueHDi 130 ?
Le Berlingo électrique disparaît-il du catalogue ?
Le Berlingo diesel est-il moins cher qu'un Berlingo électrique ?
Rédigé par
Jules DuboisSpécialiste électrique, hybride, batterie, recharge, autonomie, technologies, electrique, nouveaute
Journaliste automobile passionné par la mobilité électrique et les nouvelles technologies. Après 10 ans dans la presse spécialisée, Jules décrypte ...
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