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L'électrique s'impose comme la première énergie des bus en 2025

503 mots3 min de lecturePar Jules Dubois
L'électrique s'impose comme la première énergie des bus en 2025

L'électrique devient la première motorisation des bus en France avec 49,3 % des immatriculations en 2025. Un basculement historique qui permet à l'Hexagone de rattraper son retard européen, même si le marché global des bus recule de 26 % avec seulement 1 198 véhicules vendus.

"Il faut aujourd'hui compter entre 12 et 24 mois pour être livré" — Données marché bus 2025

Un tournant historique pour le transport public français

Pour la première fois, les bus électriques dépassent toutes les autres motorisations. Avec 591 immatriculations sur un total de 1 198 véhicules, l'électrique représente 49,3 % du marché français des bus de plus de 7,5 tonnes. Si on ajoute les 4 % de bus hydrogène, les motorisations zéro émission atteignent 53,3 % des ventes, contre seulement 35,5 % l'année précédente.

Ce bond spectaculaire marque une rupture. Le diesel, longtemps roi du transport urbain, perd du terrain face à la pression réglementaire et aux ambitions écologiques des collectivités.

Pourquoi le marché global s'effondre-t-il ?

Paradoxe de 2025 : alors que l'électrification s'accélère, les ventes totales de bus chutent de 26 %. Cette baisse ne traduit pas un désintérêt des opérateurs mais bien des difficultés industrielles persistantes.

Les constructeurs font face à des tensions d'approvisionnement sur certains composants critiques. Résultat : les délais s'allongent dramatiquement. Commander un bus aujourd'hui, c'est accepter d'attendre 12 à 24 mois avant la livraison. Un calendrier qui complique la planification des flottes pour les transporteurs.

La France rattrape enfin son retard européen

Longtemps à la traîne, l'Hexagone se rapproche des standards européens. La Scandinavie et les Pays-Bas affichent déjà 100 % de bus propres dans leurs commandes. La France, avec ses 53,3 % de motorisations zéro émission, comble progressivement l'écart.

Cette évolution s'inscrit dans le cadre des normes Vecto imposées par Bruxelles. Ces réglementations fixent aux constructeurs des objectifs d'émissions de plus en plus stricts, avec des pénalités financières en cas de dépassement. D'ici 2030, la quasi-totalité des bus produits devra être à zéro émission.

La RATP en tête de l'électrification

Les collectivités locales portent cette transformation. En Île-de-France, la RATP multiplie les commandes et s'est dotée de 1 000 bus électriques ces dernières années. Cette stratégie volontariste fait de l'opérateur francilien un moteur de l'électrification nationale.

Les appels d'offres se multiplient dans toutes les régions. L'objectif affiché : sortir définitivement du diesel au profit d'un mix associant électrique, bioGNV et hybride. Une transition qui redessine l'industrie du transport public.

Quel avenir pour les autres motorisations ?

L'hydrogène reste confidentiel avec seulement 4 % du marché, mais plusieurs projets pilotes se développent. Le bioGNV conserve ses partisans pour les lignes longues où l'autonomie reste critique.

Le diesel n'a pas dit son dernier mot sur certains usages spécifiques, mais son déclin semble irréversible dans le transport urbain. Les hybrides gardent une place de transition, notamment pour les flottes qui attendent l'amélioration des infrastructures de recharge.

Cette révolution silencieuse du transport public français s'accélère. En 2025, l'électrique n'est plus l'exception mais bien la nouvelle norme.

Rédigé par

Jules Dubois

Spécialiste électrique, hybride, batterie, recharge, autonomie, technologies, electrique, nouveaute

Journaliste automobile passionné par la mobilité électrique et les nouvelles technologies. Après 10 ans dans la presse spécialisée, Jules décrypte ...

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