BYD Dolphin vs Renault 5 : guerre des prix des citadines électriques 2026

La bataille des citadines électriques s'intensifie en 2026 avec l'arrivée massive de nouveaux modèles chinois à prix cassés. Le BYD Dolphin débute à 22 990 €, la Geely EX2 vise les 23 000 € et le Citroën ë-C3 répond avec 11 700 € grâce aux aides anticipées du Plan Auto+. Face à cette offensive tarifaire, la Renault 5 E-Tech maintient son leadership commercial avec 3 952 immatriculations en janvier.
"Nous avons vendu 465 000 unités de l'EX2 en Chine l'année dernière, plus de cinq fois les volumes d'une Renault 5 sur la même période" — Responsable Geely Europe
L'offensive chinoise change la donne
Les marques chinoises débarquent en force sur le segment des citadines électriques européennes. BYD lance son Dolphin (version européenne de son bestseller chinois) à partir de 22 990 €, tandis que Geely prépare l'arrivée de son EX2 pour l'été 2026 au Royaume-Uni. Cette petite berline de 4,13 mètres a déjà conquis la Chine avec 465 775 ventes en 2025, détrônant même la BYD Seagull.
L'argument principal ? Des prix imbattables. La Geely EX2 sera proposée autour de 23 000 € en Europe avec un moteur de 85 kW et une batterie de 40,1 kWh promettant 300 à 350 km d'autonomie WLTP. Un positionnement agressif qui vise directement les Renault 5, Citroën ë-C3 et autres références du segment.
Stellantis joue la carte du prix plancher
Face à cette concurrence asiatique, Stellantis contre-attaque avec une stratégie radicale. Le Citroën ë-C3 devient ainsi la voiture électrique la moins chère d'Europe à 11 700 €, en anticipant les 4 500 € d'aides du Plan Auto+ 2026. Cette offensive pricing place la française bien en dessous des rivales chinoises et européennes.
La stratégie du groupe ne s'arrête pas là. Plusieurs modèles du portfolio Stellantis adoptent cette approche de "prix d'appel" pour reconquérir des parts de marché face aux nouveaux entrants asiatiques. Le Fiat Grande Panda Electric suit cette logique en se positionnant sous la Hyundai Inster et la Renault 5.

Renault garde le cap malgré la pression
La Renault 5 E-Tech résiste pour l'instant à la pression concurrentielle. Avec 3 952 immatriculations en janvier 2026, elle maintient sa position de leader des citadines électriques françaises, devançant largement la Peugeot ee-208](/article/rappel-peugeot-3008-et-5008-electriques-33-vehicules-concernes) (1 666 unités) et la Citroën ë-C3 (1 453 unités).
Mais Renault ne reste pas les bras croisés. Le constructeur français prépare l'arrivée de sa Twingo électrique pour 19 990 € et développe la R4 E-Tech à 24 990 € pour élargir son offre électrique accessible. La marque mise aussi sur la technologie chinoise : dès 2027, l'usine de Cléon assemblera 120 000 moteurs électriques par an conçus par Shanghai E-Drive pour les versions d'entrée de gamme des R5 et R4.

Vers une guerre des prix généralisée ?
Cette bataille des citadines électriques reflète un enjeu plus large : atteindre les 25% de ventes électriques imposés par la norme CAFE européenne. En janvier 2026, le marché n'atteignait que 15%, loin de l'objectif réglementaire qui pourrait coûter des milliards d'euros d'amendes aux constructeurs.
Volkswagen rejoint la course avec sa future ID.Polo attendue en septembre 2026, tandis que Ford prépare une Fiesta électrique sur la base technique de la Renault 5. Les constructeurs allemands et français comprennent qu'ils ne peuvent plus ignorer le segment des électriques abordables, longtemps délaissé au profit des SUV premium plus rentables.
Quand ces nouveaux modèles arriveront-ils ?
La Geely EX2 débarquera dès l'été 2026 au Royaume-Uni avant de s'étendre au reste de l'Europe. La Renault Twingo est attendue pour mars 2026, tandis que la Volkswagen ID.Polo arrivera en concessions en septembre. Le BYD Dolphin est déjà disponible à la commande.

Les enjeux dépassent la simple compétition commerciale. Cette guerre des prix pourrait redéfinir le paysage automobile européen, forçant les constructeurs traditionnels à repenser leurs modèles économiques. Entre innovations chinoises, stratégies de dumping et course aux subventions, 2026 s'annonce comme l'année du grand chambardement sur le marché des citadines électriques.
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Rédigé par
Jules DuboisSpécialiste électrique, hybride, batterie, recharge, autonomie, technologies, electrique, nouveaute
Journaliste automobile passionné par la mobilité électrique et les nouvelles technologies. Après 10 ans dans la presse spécialisée, Jules décrypte ...
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